My friend is a movie producer
(english text below)

Je savais qu’il avait une plume, qu’il était bosseur, sérieux et très sympa, il est même devenu un peu aventurier en se mettant à son compte il y a quelques temps, mais voilà que Pascal se lance dans le cinéma ! C’est ce qui est bien dans la vie, les surprises qu’elle vous réserve et la capacité de l’être humain à se surprendre et à surprendre les autres.

La partie du site de Pascal qui dévoile l’histoire et les premières images du film « Le Bunker » donnent envie d’en savoir plus. Alors restez à l’affût et si, dans quelques temps, vous en entendez parler, vous pourrez dire « Je connais une des amies du producteur » 😉 Longue vie à cette carrière !

I knew my friend Pascal was a good writer and worker, reliable and very nice, even on a risky side for having started his own business a few months ago. Who would think back then he would start some day a movie producer career ? One of the good surprises life can give us.

Pascal’s website gives a glimpse on the story and the first pictures of « Le Bunker ». Look around for this very promising work and one day you’ll be able to say « I known one of the producer’s friends » 😉 Good luck in your new career, Pascal !

Parrots and fire

En rentrant des ateliers dimanche soir, nous n’étions pas au bout de nos surprises : en passant devant la porte d’un immeuble sur une des grandes artères de Marseille, nous avons vu surgir une jeune femme, pieds nus, en chemise de nuit et peignoir. Complètement affolée, elle tenait la main de ses deux petites filles, aussi peu légèrement vêtues qu’elle et sortant apparemment de leur bain.

En nous jetant littéralement son portable dans les mains, elle nous a dit qu’il y avait le feu chez elle, au premier étage de l’immeuble dont elle était sortie. D’origine étrangère, elle ne savait visiblement pas quoi faire. Essayant de garder notre calme, nous avons appeler le 18, donné les informations qui nous semblaient importantes, sonné à tous les étages et appelé dans le couloir pour prévenir les voisins. Un couple, au dernier étage de l’immeuble, ne pouvait descendre par la cage d’escalier déjà trop enfumée.

Après un temps qui nous a paru interminable mais qui a dû en réalité être assez court, plusieurs camions de marins-pompiers sont arrivés. Entretemps, d’autres personnes, alertées par l’odeur de caoutchouc brûlé et les appels au secours des voisins, avaient accouru des immeubles environnants. Un monsieur nous avait judicieusement conseillés de nous éloigner en cas d’explosion.

Chacun à notre tour, nous avons demandé à la jeune mère de famille si elle avait une idée de ce qui avait pu se passer mais, complètement désemparée, elle ne savait que répondre. Elle nous a aussi dit qu’il lui était impossible de prévenir qui que ce soit, n’ayant pas d’autre famille à Marseille que celle qui se tenait à ses côtés, pieds nus sur ce trottoir. Elle nous a timidement remerciés, prenant sans doute conscience des implications de la situation.

Les pompiers ont commencé à s’affairer pour éteindre le feu et à faire évacuer les habitants du dernier étage en déployant la grande échelle. C’est en jetant un autre regard sur la jeune femme dont je me demandais ce qui adviendrait d’elle, que j’ai vu qu’elle était enceinte. Une famille habitant dans un immeuble voisin lui a proposé d’aller s’asseoir chez eux pour essayer de trouver de quoi les couvrir et les chausser, ses filles et elle, ce qu’elle a fini par accepter après un moment d’hésitation. Le généreux voisin a tout de même demandé avis aux pompiers qui ont préféré les prendre en charge dans un de leurs camions. Nous avons alors décidé que, les sachant en bonnes mains, nous pouvions les laisser et continuer notre route.

L’émotion du moment passée, j’ai pensé qu’il n’est pas évident de savoir ce qu’il faut faire dans un cas comme celui-là et que beaucoup d’entre nous auraient bien besoin de conseils. Je me suis aussi demandé et me demande toujours où cette famille a dormi le soir-même et depuis, et ce qu’elle va devenir.

En poursuivant notre route et presque à destination, nous avons remarqué qu’un petit groupe de personnes que nous allions croiser regardait en l’air de l’autre côté de la route. Arrivés à la même hauteur, nous les avons imitées et avons découvert un groupe de perruches perché sur les lignes électriques.

Il paraît que ce petit groupe est connu pour avoir élu domicile dans le quartier et que la légende urbaine le veut issu d’un couple lâché dans la nature par leur propriétaire il y a quelques années.

Vous avez dit soirée insolite ?